Les Denver Nuggets ont concédé une défaite lors du Christmas Day, tombant face aux assauts des Clippers et de leur banc. Une rencontre qui aura vu Evan Fournier ne passer que 4 minutes sur le parquet, durant lesquelles il a tout de même planté 4 points. Nous l’avons rejoint dans le vestiaire visiteur après le match, et le rookie français, toujours paré de son superbe sac à dos rose bonbon (Saison rookie oblige…), a encore fait montre de son gros esprit de compétition, et n’est pas prêt de perdre sa niaque, tant sur le plan personnel que collectif, malgré la frustration ambiante. Très gentiment et très rapidement, puisque les Nuggets rentraient immédiatement dans le Colorado, afin d’affronter les Lakers demain soir, il a accepté de répondre à nos questions.
Bonsoir Evan. Première saison, premier Christmas Day, un jour considéré comme très important dans la NBA. Cela t’a t-il fait un effet particulier ce soir ?
La seule vraie différence, c’est que tu as des chaussures plus classes et des maillots marrants. C’est un jour comme un autre. Enfin, la folie de Noël, pour nous, elle n’existe pas. En tout cas, moi, je ne l’ai pas ressentie.
C’est également ton premier Noël loin de la France, de ta famille. Ca fait un choc, une émotion particulière ?
Sincèrement, je suis quelqu’un qui prend ce genre d’événement à la légère. Je ne suis pas quelqu’un qui les célèbre réellement. Par exemple, je ne fête pas mon anniversaire. Donc non, ce n’est pas vraiment un gros choc pour moi, en plus mes parents viennent la semaine prochaine, c’est tout ce que je demande.
Sinon, par rapport au match, avez-vous des choses à vous reprocher, ou les Clippers sont-ils tout simplement imprenables en ce moment ?
Ils n’étaient pas imprenables, je pense qu’on leur a donné leur match. Ils sont très forts pour convertir en points toutes nos petites erreurs, en particulier les pertes de balle, avec leur gros jeu de transition. C’est vrai que c’est une très belle équipe, très bonne en ce moment, mais c’est en partie de notre faute si on a perdu.
En regardant les stats de l’équipe, on se rend compte que vous êtes 7e de la ligue en points marqués et en assists, mais seulement 25e en points concédés. La défense est-elle donc le réel problème de l’équipe ?
C’est vrai que défensivement on a quelques soucis, mais ce n’est pas nouveau, on le sait malheureusement depuis un moment… C’est trop fréquent, et on essaie de travailler dessus, mais c’est comme tout, ça prend du temps, c’est pas facile, mais voilà, on travaille beaucoup sur ça, et on espère que ça va s’améliorer avec le temps. Notre défense est déjà meilleure qu’au début de saison, donc maintenant il faut que ça continue.
Ca fait maintenant deux mois que tu es en NBA, tires-tu déjà un bilan personnel et collectif de ce début de saison ?
Sur le plan personnel, je n’ai pas grand chose à dire, et le peu que j’ai à dire je dois le dire sur le terrain. Sur le plan collectif, c’est un bilan mitigé, parce que c’est évident qu’on peut faire largement mieux. On peut faire mieux, parce qu’on a l’équipe pour, mais on est trop immatures, et on arrive pas à jouer de la même façon pendant 48 minutes.
Cela amène t-il de la frustration dans le vestiaire ?
Oui, bien sur. Ben… C’est chiant de perdre, quoi, c’est clair que ça fait plaisir à personne. Mais il faut rester positif si on veut faire de bonnes choses. Il faut essayer de faire abstraction de toutes ces choses là.
Donc il y a tout de même de grosses ambitions sur la fin de saison et les playoffs ?
Bien sur qu’il y a de l’ambition sur les playoffs. Quand on joue, de toute façon, c’est pour gagner. Peu importe ce qu’il advienne, peu importe le résultat, l’avenir, on joue pour gagner. C’est clair, on a de l’ambition.
Enfin, gardes-tu toujours le même état d’esprit qu’en début de saison ?
Toujours pareil, toujours pareil. Il ne faut pas le changer.



